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mardi 4 août 2026 · Riyad
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Monde

Le commerce mondial fragilisé par les perturbations à Ormuz

Le Centre du commerce international alerte sur l'impact des troubles à Ormuz, qui font chuter les exportations de 12 produits stratégiques et renchérissent énergie et transport.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 2 min de lecture
Navires dans le détroit d'Ormuz, zone stratégique du commerce mondial

L'essentiel

AI

Le Centre du commerce international a averti que les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz affectent le commerce mondial, signalant une baisse des exportations de 12 produits stratégiques, tandis que les répercussions économiques s'étendent aux coûts de l'énergie, du transport, de l'assurance et de la production.

L'organisme, qui est une agence conjointe de l'Organisation mondiale du commerce et de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, a précisé que les données commerciales d'avril 2026 montrent une chute de 95 % des exportations de gaz naturel liquéfié et de 83 % pour les exportations d'engrais urée.

Le rapport indique que les récentes périodes d'accalmie dans le conflit au Moyen-Orient ont ravivé l'espoir d'une reprise complète du trafic maritime, mais que la navigation reste bien en deçà de ses niveaux habituels, alors que la date et les conditions d'une réouverture durable demeurent incertaines.

Il souligne que le Japon, qui importait 91 % de son pétrole brut d'économies dépendantes du détroit d'Ormuz, a enregistré une baisse de 64 % de ses importations totales en avril dernier.

Le Centre précise que les conséquences économiques du trouble ne se limitent pas aux cargaisons, mais incluent la hausse des prix de l'énergie, des frais de transport, des coûts du carburant maritime et des primes d'assurance, ce qui accroît les coûts de production et de logistique.

Il ajoute que la réorientation des navires vers des itinéraires alternatifs allonge les délais de livraison, provoque des embouteillages dans les ports et sur d'autres routes de transit, des pressions qui se répercutent finalement sur les prix à la consommation.

Le Centre met en garde contre la hausse du coût des engrais, qui pourrait affecter la production agricole et les prix alimentaires, notamment dans les économies fragiles dépendantes des importations.

Il affirme que la perturbation du trafic à Ormuz a mis en lumière la vulnérabilité des approvisionnements mondiaux en énergie, engrais et intrants industriels, et leur dépendance à un seul corridor maritime.

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