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mercredi 5 août 2026 · Riyad
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Monde

Le sommet d'Amman condamne les mesures israéliennes à Jérusalem et lance une mobilisation internationale

Les ministres arabes réunis à Amman dénoncent les politiques israéliennes à Jérusalem et appellent à une action internationale pour y mettre fin.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 6 min de lecture
Réunion ministérielle arabe à Amman sur Jérusalem occupée

L'essentiel

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Le communiqué final de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères membres du comité ministériel arabe chargé de la mobilisation internationale contre les politiques et mesures israéliennes illégales à Jérusalem-Est occupée, tenue ce mercredi en Jordanie, a condamné les politiques et mesures israéliennes visant à modifier l'identité arabe, islamique et chrétienne de la ville, tout en annonçant le lancement d'une action internationale pour mobiliser un soutien effectif afin d'y mettre un terme.

Selon l'agence de presse jordanienne Petra, le communiqué précise : « À l'invitation de la Jordanie, les ministres des Affaires étrangères des pays arabes membres du comité (Jordanie, Égypte, Tunisie, Algérie, Irak, Qatar, Arabie saoudite, Somalie, Palestine, Maroc, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe), ainsi que les ministres et représentants de l'Indonésie, du Pakistan, de la Turquie et de la Malaisie, se sont réunis à Amman pour discuter de l'escalade israélienne grave et sans précédent à Jérusalem-Est et dans ses lieux saints musulmans et chrétiens, et pour lancer une action commune contre toutes les mesures israéliennes illégales qui menacent d'aggraver le conflit dans la région ».

Les participants ont également condamné les politiques et mesures israéliennes visant à modifier l'identité arabe, islamique et chrétienne de Jérusalem-Est, ainsi que son statut juridique et démographique, rejetant ces actions comme nulles et non avenues, sans aucune valeur juridique, et constituant une violation flagrante du droit international et des obligations d'Israël en tant que puissance occupante.

Le communiqué réaffirme que « Jérusalem-Est fait partie intégrante du territoire palestinien occupé, sur lequel Israël n'a aucune souveraineté, et qu'elle est la capitale de l'État palestinien qui doit voir le jour, libre, indépendant et souverain, sur les frontières du 4 juin 1967, conformément à la solution à deux États, aux résolutions internationales et à l'Initiative de paix arabe, seule voie pour parvenir à une paix juste et globale, ainsi qu'à la Déclaration de New York sur le règlement pacifique du conflit et la mise en œuvre de la solution à deux États ».

Le communiqué condamne également toutes les violations israéliennes dans la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al-Charif, ainsi que toutes les tentatives de modification de son statut historique et juridique, l'imposition d'une division temporelle et spatiale, y compris les incursions croissantes de colons, de ministres et de responsables israéliens extrémistes, facilitées et protégées par les autorités d'occupation, ainsi que les restrictions à l'accès des fidèles et les agressions dont ils sont victimes.

Le communiqué insiste sur le fait que « la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al-Charif, dans sa totalité de 144 dounams, est un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans, et que l'administration des Waqfs de Jérusalem et des affaires de la mosquée Al-Aqsa, relevant du ministère jordanien des Waqfs et des Affaires et Lieux saints islamiques, est l'unique autorité légale compétente pour gérer tous ses aspects et organiser l'accès au site ».

Le communiqué exprime également sa condamnation des violations israéliennes visant les lieux saints chrétiens, menaçant la présence chrétienne historique à Jérusalem, notamment les restrictions d'accès à l'église du Saint-Sépulcre, l'entrave à la pratique des rites religieux, l'ingérence dans les affaires des Églises, les pressions sur leurs institutions et propriétés, ainsi que les agressions contre le clergé, les fidèles et les symboles religieux.

Le communiqué souligne le soutien à la tutelle hachémite historique sur les lieux saints islamiques et chrétiens à Jérusalem, son rôle dans la protection de ces lieux, la préservation de leur identité arabe, islamique et chrétienne, et le maintien de leur statut historique et juridique. Il affirme également le soutien à la résilience des habitants de Jérusalem, à leur maintien dans la ville, à travers tous les moyens de soutien au développement, et à la consolidation et la protection des institutions palestiniennes à Jérusalem.

Le communiqué souligne l'importance du rôle du Comité de Jérusalem et de l'Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, son bras opérationnel, et soutient toutes les initiatives du comité. Il met en garde contre le fait que les attaques israéliennes contre les lieux saints islamiques à Jérusalem constituent une provocation flagrante pour près de deux milliards de musulmans dans le monde et risquent de déclencher un conflit religieux aux conséquences dépassant la région, menaçant la paix et la sécurité régionales et internationales.

Le communiqué appelle la communauté internationale et le Conseil de sécurité à agir immédiatement pour mettre fin à toutes les mesures israéliennes illégales à Jérusalem-Est et dans ses lieux saints, qui s'inscrivent dans une politique israélienne systématique visant à consolider l'occupation de Jérusalem et de l'ensemble du territoire palestinien occupé, à travers l'expansion des colonies, l'annexion des terres, l'asphyxie de l'économie palestinienne, le ciblage des institutions nationales palestiniennes, l'escalade de la violence des colons, et les attaques contre l'UNRWA, alors que se poursuivent les violations du cessez-le-feu à Gaza et l'aggravation de la catastrophe humanitaire dans la bande, sapant la solution à deux États et toute perspective de paix juste et globale, et alimentant les tensions et les conflits dans la région.

Le communiqué rejette toute décision unilatérale portant atteinte au statut juridique de Jérusalem-Est, y compris l'ouverture ou le transfert de missions diplomatiques dans la ville, soulignant leur illégalité au regard du droit international et des résolutions des Nations unies, et demande à ces pays d'y renoncer.

Le communiqué annonce également le lancement d'une action commune pour mobiliser un soutien international effectif afin de mettre fin à ces pratiques, mesures et politiques israéliennes illégales et escaladées, et pour contraindre Israël, en tant que puissance occupante, à respecter le statut historique et juridique de Jérusalem et de ses lieux saints. Il prévoit aussi la création d'un mécanisme institutionnel durable, incluant une plateforme médiatique, pour documenter et dénoncer les violations israéliennes contre les lieux saints et les fidèles, en exposer les conséquences catastrophiques qui risquent de provoquer un conflit religieux, et saper la paix et la sécurité régionales et internationales, auprès des organisations internationales et de l'opinion publique mondiale, tout en assurant le soutien nécessaire à ce mécanisme.

Enfin, le communiqué appelle à la tenue d'une réunion ministérielle conjointe de l'Organisation de la coopération islamique et de la Ligue arabe lors de la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies, en septembre prochain à New York, pour examiner l'escalade israélienne à Jérusalem et dans ses lieux saints et les moyens d'y faire face.

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