L’Irak veut fixer un calendrier pour limiter les armes à l’État
Le gouvernement irakien prépare un calendrier pour placer toutes les armes sous contrôle étatique et renforcer ses relations économiques régionales.
L'essentiel
AILe politologue Wathiq al-Jabri a déclaré que le gouvernement irakien s’apprête à établir un calendrier précis pour placer toutes les armes sous le contrôle de l’État, dans le cadre d’efforts visant à réorganiser le paysage sécuritaire et à renforcer les relations économiques et diplomatiques avec les pays de la région et du monde.
Al-Jabri a expliqué, lors d’une intervention sur la radio « Al-Arabiya FM », que la dernière réunion de la « Direction de l’État » revêtait une importance particulière puisqu’elle a rassemblé toutes les forces politiques représentées au gouvernement et au Parlement, ainsi que les trois présidences, le président du Conseil supérieur de la magistrature et le président du Kurdistan, afin d’aborder plusieurs dossiers cruciaux auxquels l’Irak est confronté.
Il a ajouté que la réunion s’est concentrée sur les dossiers de la réforme gouvernementale, de la lutte contre la corruption et de la limitation des armes à l’État, précisant que le gouvernement cherche à établir un calendrier pour organiser la remise des armes et mettre fin à leur présence en dehors des institutions officielles.
Il a souligné que le gouvernement mène des discussions sérieuses avec les factions et forces politiques restantes qui n’ont pas encore remis leurs armes, affirmant que les justifications précédentes pour conserver des armes hors du cadre étatique ne sont plus valables, compte tenu du contrôle des forces de sécurité irakiennes sur la situation et de la poursuite du retrait des troupes étrangères.
Al-Jabri a indiqué que le retrait des forces étrangères d’Irak, dont l’achèvement est prévu en septembre, constitue une étape importante vers la résolution des dossiers sécuritaires en suspens. Il a précisé que Bagdad cherche à transformer ses relations avec les États-Unis, les pays de l’OTAN et les États régionaux, en passant d’une coopération principalement sécuritaire à des partenariats économiques et d’investissement plus larges.
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Il a précisé que le gouvernement a fixé un délai de deux mois pour finaliser le dossier de la limitation des armes, tout en étudiant plusieurs propositions sur l’avenir des factions armées, notamment leur intégration dans les institutions de sécurité, leur reconversion vers des rôles civils ou des emplois publics, avec la poursuite du dialogue pour lever toute réserve concernant cette démarche.
