Plus de 500 000 dollars de pertes à l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa après une frappe israélienne
L’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa à Gaza déplore la destruction de ses stocks médicaux et de lourds dégâts après une attaque israélienne à l’aube.
L'essentiel
AIL’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, dans la bande de Gaza, a annoncé qu’une frappe directe de l’armée israélienne à l’aube a entièrement détruit deux entrepôts de médicaments et de matériel médical, causé de graves dommages à deux autres et touché un bâtiment des consultations externes.
Dans un communiqué relayé par Al Jazeera, l’hôpital précise que le bombardement a entraîné la perte et la détérioration de quantités vitales de produits thérapeutiques, provoquant une vague de panique parmi les patients et le personnel médical. Les pertes matérielles initiales sont estimées à plus de 500 000 dollars (environ 1,87 million de riyals saoudiens). Ces dégâts menacent directement la capacité de l’établissement à poursuivre ses soins et à sauver des vies, dans un contexte de pénurie médicale sans précédent.
L’hôpital affirme que cette attaque illustre la volonté de détruire ce qui reste du système de santé et constitue une violation flagrante des Conventions de Genève et du droit international humanitaire, qui garantissent la protection des infrastructures médicales.
Le communiqué tient Israël pour pleinement responsable et appelle l’Organisation mondiale de la santé, le Comité international de la Croix-Rouge et les agences onusiennes à intervenir d’urgence et à envoyer des missions sur le terrain pour documenter les dégâts. Il exhorte également la communauté internationale à accélérer l’acheminement de fournitures médicales afin d’éviter une catastrophe sanitaire menaçant la vie de milliers de patients et de blessés.
De son côté, le président du Conseil national palestinien, Rawhi Fattouh, a déclaré que la destruction par l’armée israélienne des entrepôts de médicaments et de matériel médical de l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa à Deir al-Balah constitue un nouveau crime de guerre, s’ajoutant à une série d’attaques systématiques visant les civils et les infrastructures de santé, en violation flagrante du droit international humanitaire et des Conventions de Genève.
Dans un communiqué relayé par l’agence palestinienne Wafa, Fattouh souligne que ce crime s’inscrit dans le contexte des bombardements quotidiens de maisons habitées, des meurtres d’enfants, de femmes et de civils, et de la destruction de quartiers résidentiels, dans une politique délibérée de punition collective et d’aggravation de la catastrophe humanitaire.
Il ajoute que le gouvernement d’extrême droite dirigé par Benyamin Nétanyahou sabote délibérément les accords conclus au Caire sur la transition vers la deuxième phase, en intensifiant l’offensive et en commettant davantage de crimes, tandis que Nétanyahou exploite le sang des Palestiniens et la destruction de Gaza pour servir sa survie politique et renforcer sa position électorale.
Par ailleurs, le ministère de la Santé de Gaza a annoncé que les hôpitaux de l’enclave ont accueilli 8 morts et 76 blessés au cours des dernières 48 heures, jusqu’à la mi-journée de ce samedi.
Le bilan de la guerre menée par l’armée israélienne contre la bande de Gaza s’élève désormais à 73 349 morts et 174 162 blessés depuis le 7 octobre 2023. Depuis la reprise des hostilités le 11 octobre dernier, le nombre total de morts atteint 1 222 et celui des blessés 4 053, tandis que 804 corps ont été extraits des décombres. Plusieurs victimes restent encore ensevelies sous les ruines.
