Tensions au Sud-Liban avant les pourparlers de Rome
Des explosions et des tirs d’artillerie israéliens ont secoué le sud du Liban à l’approche de nouvelles discussions à Rome la semaine prochaine.
L'essentiel
AIAlors que le Liban et Israël se préparent à une nouvelle série de pourparlers à Rome la semaine prochaine, plusieurs régions du sud du Liban ont été la cible d’explosions et de tirs d’artillerie menés par l’armée israélienne.
Selon la chaîne Al-Sharq, le président du Parlement libanais Nabih Berri a condamné cette escalade israélienne, la qualifiant de « crime qu’il ne faut pas passer sous silence ».
L’Agence nationale d’information libanaise a rapporté que les forces israéliennes ont procédé à « d’importantes explosions » durant la nuit précédente dans les secteurs de Yahmor al-Chaqif, Arnoun et Kfartibnit, dans le gouvernorat de Nabatieh, précisant que les détonations ont été entendues dans une vaste partie du sud du Liban, ainsi qu’à Iqlim al-Kharroub et Khaldé, dans le Mont-Liban.
L’agence a ajouté que les explosions près du château de Chaqif ont brisé les vitres de plusieurs habitations à Qlayaa et causé des dégâts matériels, tandis que des habitants ont signalé de fortes secousses et une odeur de poudre dans l’air.
L’agence a également indiqué que les forces israéliennes ont mené vendredi des tirs d’artillerie visant la localité de Taloussa, dans le district de Marjayoun, gouvernorat de Nabatieh.
Par ailleurs, l’agence a signalé que des drones israéliens ont survolé vendredi Beyrouth et la banlieue sud, sans fournir d’autres détails.
Le président du Parlement Nabih Berri a commenté l’attaque en déclarant : « Les répercussions des explosions terroristes provoquées par 700 tonnes d’explosifs, atteignant 3,8 degrés sur l’échelle sismique, ont été ressenties par les Libanais du sud, du Mont-Liban et jusque dans la périphérie de Beyrouth. »
Il a ajouté : « Si ces répercussions ne réveillent pas la conscience nationale et humaine face aux destructions infligées par la machine de guerre israélienne à l’homme, au patrimoine, à la culture et à l’urbanisme, alors l’homme et son avenir sont assurément en danger. »
Ces événements interviennent quelques heures après le retour du commandant en chef de l’armée libanaise Joseph Aoun d’une visite officielle en Turquie, où il s’est entretenu avec son homologue Recep Tayyip Erdogan des situations au Liban et dans la région, des relations bilatérales, ainsi que des résultats de la récente rencontre entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
