Washington mise sur un blocus maritime pour accentuer la pression sur l’Iran
Selon l’expert Aqil Abbas, la stratégie américaine de blocus maritime contre l’Iran dépendra du soutien des pays voisins, sous pression de Washington.
L'essentiel
AIL’expert des affaires américaines, Dr Aqil Abbas, a déclaré que « le blocus maritime américain contre l’Iran dépendra de la capacité à faire pression sur les pays entourant l’Iran (Turquie, Irak, Turkménistan, Pakistan, Afghanistan, Azerbaïdjan) quant à leur volonté de soutenir ce blocus ».
Il a ajouté sur « Al Arabiya FM » que « certains de ces pays, comme la Turquie et l’Azerbaïdjan, pourraient être convaincus de participer au blocus, tandis que l’Irak et le Pakistan pourraient être soumis à des pressions. Si ce blocus est mis en place, il pourrait renforcer la position de ceux qui, en Iran, appellent à reprendre les négociations, par crainte des conséquences du blocus maritime actuel ».
Dr Aqil a poursuivi : « Imposer un blocus total semble impossible, mais l’intervention de ces pays pourrait faire une grande différence », soulignant que l’Iran connaît une division interne entre un camp représenté par les partisans de la guerre au sein des Gardiens de la révolution et un camp pragmatique qui souhaite négocier pour éviter les conséquences du blocus.
Il a ajouté que « la crise du blocus maritime est aussi une question de temps, les États-Unis cherchant à accélérer les résultats en tentant de doubler l’impact économique du blocus et en menant des opérations visant à couper des routes à l’intérieur de l’Iran ».
Un rapport publié par le journal britannique The Telegraph a indiqué que les États-Unis et Israël étudient l’imposition d’un blocus maritime contre l’Iran afin de renforcer la pression économique sur le pays.
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