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mardi 15 septembre 2026 · Riyad
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Économie

Des partenariats durables pour transformer l’innovation en investissements en santé

La princesse Maha bint Mishari souligne l’importance de partenariats durables pour convertir l’innovation biotechnologique en investissements au service de la santé et de l’économie saoudiennes.

AJEL Françaisil y a 40 min · 5 min de lecture
La princesse Maha bint Mishari lors du Sommet mondial de la biotechnologie

L'essentiel

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La princesse Dr Maha bint Mishari ben Abdelaziz Al Saoud, directrice générale de la Fondation Initiative pour l’Avenir de l’Investissement, a souligné l’importance de bâtir des partenariats économiques, scientifiques et d’investissement durables, afin d’atteindre les objectifs de la stratégie nationale pour la biotechnologie et de transformer innovations et recherches scientifiques en applications, produits et investissements à fort impact sanitaire et économique.

Elle s’exprimait hier lors de sa participation à la quatrième édition du Sommet mondial de la biotechnologie médicale de Riyad, qui s’est ouvert dans la capitale et se poursuit du 14 au 16 septembre 2026.

Le sommet se tient sous le patronage du prince héritier Mohammed ben Salmane, Premier ministre et président du conseil d’administration du Centre de biotechnologie de Riyad, et a été inauguré par le prince Abdallah ben Bander, ministre de la Garde nationale et membre du conseil d’administration du même centre.

L’événement réunit des experts, chercheurs, innovateurs, investisseurs et décideurs du monde entier pour discuter des dernières avancées du secteur de la biotechnologie médicale, anticiper ses perspectives et renforcer la coopération et les partenariats favorisant le développement du secteur et la transformation de la connaissance et de l’innovation en valeur économique et sanitaire durable.

La princesse Maha bint Mishari a insisté sur le rôle des partenariats et alliances internationales dans le soutien à l’écosystème biotechnologique du Royaume, en reliant les capacités scientifiques nationales aux capitaux, expertises et réseaux mondiaux, afin de renforcer la capacité du pays à transformer la recherche et l’innovation en opportunités d’investissement et en industries à fort impact économique et sanitaire à long terme.

Elle a débuté son intervention en évoquant la transformation économique et développementale que connaît le Royaume sous la direction du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane, et la contribution de cette gouvernance au rayonnement du pays dans les domaines des sciences, de l’innovation et de l’économie des sciences de la vie.

Elle a exprimé sa gratitude au prince Abdallah ben Bander, ministre de la Garde nationale, pour son rôle dans l’alignement de la résilience sanitaire avec les objectifs nationaux, et a remercié le Dr Bandar Al Qanawi, directeur exécutif des affaires sanitaires au ministère de la Garde nationale, pour son engagement en faveur de l’innovation et de l’amélioration des soins de santé.

La princesse Maha bint Mishari a expliqué que la stratégie nationale pour la biotechnologie vise à établir un écosystème intégré englobant la recherche et la production locale de vaccins, la localisation de la fabrication de médicaments, de produits et de biosimilaires, ainsi que le renforcement des capacités nationales en génomique, diagnostic de précision et thérapies ciblées, tout en développant des solutions biotechnologiques liées à la sécurité alimentaire et à la durabilité.

Elle a précisé que la stratégie ambitionne de contribuer à hauteur de plus de 34 milliards de dollars au PIB non pétrolier d’ici 2040, soulignant que l’atteinte des retombées sanitaires et économiques escomptées suppose de faire passer les innovations scientifiques du stade de la recherche à des applications évolutives et investissables.

Elle a insisté sur l’importance de bâtir un système reliant les découvertes scientifiques à des investissements de long terme, alignant les ambitions nationales avec les expertises et capacités d’exécution mondiales, pour développer un secteur biotechnologique compétitif et durable en Arabie saoudite.

Elle a évoqué la participation de plusieurs institutions et entreprises mondiales majeures dans l’écosystème des sciences de la vie et de l’investissement, telles que Flagship Pioneering, Novo Holdings et WuXi AppTec, soulignant l’importance de l’intégration du capital, de la R&D et de la production pour bâtir des écosystèmes d’innovation et les transformer en impacts économiques et sanitaires tangibles.

Elle a affirmé que les avancées rapides de la biotechnologie sont désormais étroitement liées aux données, aux capacités informatiques et à l’intelligence artificielle, notant que le Royaume dispose d’atouts pour tirer parti de cette évolution, notamment une infrastructure numérique, des capacités informatiques, énergétiques et de données, ainsi qu’un soutien institutionnel et stratégique.

Elle a présenté des exemples de l’impact de l’investissement dans les sciences et technologies de la santé sur la vie humaine, citant l’expérience du Royaume avec le programme de dépistage prénuptial des maladies héréditaires du sang, ainsi que la fabrication locale à l’hôpital King Faisal et au centre de recherche de cellules CAR-T à Riyad, illustrant l’importance de la localisation des technologies médicales avancées et de l’amélioration de l’accès aux traitements innovants.

Elle a rappelé que l’objectif d’ajouter cinq ans à l’espérance de vie moyenne d’ici 2040 reflète la dimension humaine de l’investissement en santé et biotechnologie, affirmant que ces objectifs ont un impact direct sur la qualité de vie des individus, des familles et de la société.

Elle a souligné que la construction d’un secteur biotechnologique mondial requiert la coopération des États, institutions, investisseurs et scientifiques, à travers des partenariats réunissant capitaux, idées, capacités scientifiques et opérationnelles.

Elle a précisé que la Fondation Initiative pour l’Avenir de l’Investissement soutient cette orientation en connectant investisseurs, scientifiques et décideurs, et que la conférence FII10, prévue à Riyad le mois prochain, abordera plusieurs mutations liées à l’intelligence artificielle, à la génomique, à la prévention en santé et aux opportunités d’investissement associées.

Elle a affirmé que l’objectif de ces partenariats dépasse le dialogue et l’échange d’expériences pour aboutir à des résultats concrets, tels que la création d’entreprises, le développement de technologies et de traitements, et l’amélioration de l’accès à l’innovation pour les patients et les communautés.

Elle a conclu en rappelant que la technologie doit être au service de l’humain, et que relier les capacités scientifiques et le capital saoudien aux écosystèmes mondiaux soutiendra les ambitions du Royaume en biotechnologie, améliorera la qualité de vie et contribuera à un impact sanitaire et économique tant au niveau national qu’international.

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