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lundi 7 septembre 2026 · Riyad
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Économie

Le Brent poursuit sa hausse à 97,35 dollars le baril

Les prix du pétrole grimpent, portés par les tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Hormuz.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 2 min de lecture
Pétrolier naviguant dans le détroit d’Hormuz sous tension

L'essentiel

AI

Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression ce lundi, sur fond de craintes croissantes d’une perturbation durable de l’approvisionnement au Moyen-Orient en raison des attaques réciproques entre les États-Unis et l’Iran contre des navires dans le détroit d’Hormuz et d’autres zones.

Le Brent a enregistré une hausse de 1,11 % pour atteindre 97,35 dollars le baril, tandis que les contrats à terme sur le Brent gagnaient 52 cents, soit 0,54 %, à 96,80 dollars le baril à 23h54 GMT. Le brut américain West Texas Intermediate progressait de 66 cents, ou 0,72 %, à 92,14 dollars le baril.

La semaine dernière, le Brent avait déjà bondi de 7,8 %, tandis que le West Texas Intermediate gagnait près de 10 %, après la reprise des attaques entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a réduit les flux pétroliers via le détroit d’Hormuz, par lequel transitait un cinquième de l’approvisionnement mondial avant la guerre.

Le commandement central américain a indiqué que ses forces avaient visé samedi trois pétroliers iraniens, dont un au large de l’île de Kharg, près du principal centre d’exportation de pétrole iranien.

De son côté, la marine des Gardiens de la révolution iraniens a annoncé avoir ciblé trois pétroliers empruntant des routes non autorisées dans le détroit d’Hormuz, ainsi que trois navires américains dans différentes zones.

Dans le même temps, la société spécialisée dans l’information maritime Marisks a estimé que les attaques de samedi constituaient une escalade majeure du conflit maritime, soulignant que les pétroliers commerciaux servent désormais d’outils de pression économique réciproque, brouillant la frontière entre confrontation militaire et navigation commerciale.

Selon les données de la société Kpler, la moyenne quotidienne du passage de navires de matières premières dans le détroit d’Hormuz s’est établie à 10 navires au cours des dix derniers jours, soit son niveau le plus bas depuis mai.

À noter que l’alliance OPEP+ a décidé de maintenir inchangée sa politique de production de pétrole pour le mois d’octobre, lors d’une réunion tenue dimanche, alors que le groupe doit encore s’accorder sur de nouveaux quotas avant de déterminer ses prochaines étapes concernant la production.

Des analystes de la banque ANZ estiment que le scénario le plus probable reste une confrontation prolongée, avec des actions militaires mesurées de la part des États-Unis et de l’Iran, ce qui pourrait retarder le rétablissement complet de l’approvisionnement du Moyen-Orient.

Ils prévoient que les exportations resteront limitées jusqu’à la fin de 2026, sans retour aux niveaux d’avant-guerre avant la fin du premier trimestre ou le début du deuxième trimestre 2027.

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