Un journaliste : le Pakistan soutient l’Arabie saoudite et s’irrite des agissements de l’Iran
Le journaliste Abdelrahman Hayat affirme que le Pakistan soutient l’Arabie saoudite et exprime son mécontentement face aux actions de l’Iran, notamment sur le dossier houthi.
L'essentiel
AILe journaliste Abdelrahman Hayat a déclaré que le Pakistan reste attaché au mémorandum d’Islamabad, mais se dit mécontent des agissements de l’Iran, en particulier sur la question des Houthis, et réaffirme son soutien aux mesures prises par le Royaume.
Intervenant sur les ondes de « Al Arabiya FM », Hayat a ajouté que le Pakistan a renouvelé son engagement à soutenir les efforts visant à apaiser les tensions dans la région et à œuvrer avec les autres médiateurs pour trouver une formule de compromis menant à des solutions. Il considère que le mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington constitue une base essentielle pour un retour des deux parties, américaine et iranienne, à la table des négociations.
Il a poursuivi en indiquant que, depuis dix jours, le Pakistan n’a pris aucune mesure concrète comme il le faisait auparavant pour préserver la voie diplomatique et soutenir le processus de paix, car il adopte désormais une approche totalement différente vis-à-vis de l’Iran. C’est pourquoi la récente visite du ministre iranien de l’Intérieur à Islamabad a échoué, celui-ci n’ayant obtenu aucune déclaration pakistanaise en faveur de la position iranienne.
Le journaliste a également souligné que le Pakistan a adopté des positions très fermes, mettant en garde les milices houthies soutenues par l’Iran contre toute attaque visant les navires commerciaux pakistanais. Des déclarations fortes ont été émises du côté pakistanais, réaffirmant son soutien à l’Arabie saoudite pour défendre sa souveraineté et l’intégrité de son territoire.
Il a ajouté que l’Iran a perdu la sympathie du Pakistan en raison du non-respect par Téhéran de la paix et du mémorandum d’entente, qui avait nécessité plus de trois mois de négociations à Islamabad.
Il convient de rappeler que l’Iran a régulièrement commis des agressions contre les pays du Golfe, malgré les efforts des États de la région pour contenir le conflit américano-iranien. L’Iran a ainsi placé les médiateurs dans une position délicate en défiant les initiatives d’apaisement et en rompant le mémorandum d’entente signé avec les États-Unis sous médiation pakistanaise, qui devait ouvrir la voie à un processus de négociation de 60 jours couvrant tous les dossiers en suspens entre l’Iran et les États-Unis.
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