Aller au contenu
samedi 29 août 2026 · Riyad
العربيةEnglishNewsletterContact
Arabie saoudite

L’oryx d’Arabie, modèle saoudien de restauration d’espèces menacées

L’Arabie saoudite a mené la restauration de l’oryx d’Arabie, documentée par la plateforme PANORAMA, devenant un exemple international de conservation intégrée.

AJEL Françaisil y a 1 jour · 3 min de lecture
Oryx d’Arabie dans le désert saoudien, symbole de conservation

L'essentiel

AI

Depuis quarante ans, l’Arabie saoudite mène avec succès la restauration de l’oryx d’Arabie dans ses habitats historiques, après sa disparition à l’état sauvage dans les années 1970. La plateforme internationale pour l’échange de solutions de conservation de la nature (PANORAMA) a documenté cette expérience nationale, mettant en avant les efforts du Centre national pour le développement de la vie sauvage dans les programmes d’élevage, de réintroduction, de protection des habitats, ainsi que de suivi et de gestion post-relâcher.

L’année 2011 a marqué un tournant dans le statut mondial de l’oryx d’Arabie, qui a été reclassé sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de « menacé d’extinction » à « vulnérable », devenant ainsi la première espèce autrefois déclarée éteinte à l’état sauvage à connaître une telle amélioration, grâce aux efforts du Centre national et de ses partenaires.

Expansion des populations sauvages

Le royaume a poursuivi le renforcement des effectifs d’oryx d’Arabie dans la nature. Selon les données du Centre national pour le développement de la vie sauvage pour 2026, environ 3 064 individus vivent aujourd’hui sur 11 sites, avec une augmentation continue des troupeaux. Cette évolution reflète une démarche nationale qui, partie du sauvetage de l’espèce, a permis la constitution de populations sauvages viables et reproductrices.

L’oryx d’Arabie est un symbole du désert arabique et un acteur clé de la santé des écosystèmes désertiques, jouant un rôle dans la dispersion des graines, la taille des arbres et la vitalité du couvert végétal. Sa réintroduction a ainsi favorisé la stabilité des espèces et des milieux naturels.

Approche scientifique et efforts conjoints

Les efforts internationaux pour sauver l’oryx d’Arabie remontent aux années 1960, lorsque l’UICN a lancé l’opération « Oryx » en coopération avec le Fonds mondial pour la nature, à laquelle l’Arabie saoudite a participé. Le royaume a ensuite mis en place un programme national intégré dès 1986, suivi du lancement du programme de réintroduction dans la réserve royale Imam Saoud ben Abdelaziz en 1989, avant d’étendre l’initiative à d’autres réserves comme celle d’‘Arouq Bani Ma’arid.

L’expérience saoudienne s’est appuyée sur l’évaluation de l’adéquation des habitats et la sélection des animaux fondateurs selon des critères sanitaires, génétiques et comportementaux, avec la participation des communautés locales, afin de garantir la constitution de troupeaux sains et viables.

Soutien à la Vision 2030

La restauration de l’oryx d’Arabie s’est accélérée avec le lancement de la Vision 2030 et de l’Initiative Saoudienne Verte, qui vise à protéger 30 % du territoire terrestre et marin du royaume, à développer les écosystèmes et à créer les forces spéciales pour la sécurité environnementale, transformant ainsi la conservation en un système intégré.

Les programmes d’élevage ont permis de constituer de nouveaux groupes, les réserves ont offert des habitats adaptés, et le suivi permanent a permis de mieux comprendre les déplacements des animaux et d’anticiper les risques. La restauration de l’oryx a permis de transformer la conservation en un système intégré de gestion de l’espèce en milieu naturel.

Expertise nationale et durabilité environnementale

L’impact du programme de restauration de l’oryx d’Arabie dépasse la seule espèce, contribuant au développement d’une expertise nationale en élevage, gestion des aires protégées, soins vétérinaires, recherche appliquée et développement des capacités techniques, ouvrant la voie à un avenir plus durable pour la biodiversité du royaume.

Commentaires (0)