Des précédents juridiques renforcent la position d'Al-Ahli face à la FIFA
Le juriste sportif Ahmed Al-Sheikhi estime qu'Al-Ahli a de solides arguments juridiques pour agir contre Newcastle et son ex-entraîneur devant la FIFA.
L'essentiel
AIL'académicien, conférencier et conseiller juridique sportif Ahmed Al-Sheikhi a affirmé que le club d'Al-Ahli dispose, si les informations circulant sur le mécanisme d'activation de la clause libératoire de son entraîneur sont avérées, du droit d'engager des procédures légales contre l'entraîneur et le club anglais de Newcastle devant la Fédération internationale de football (FIFA), soulignant que les chances de succès du dossier sont « très élevées ».
Al-Sheikhi a précisé sur son compte X que cette opinion s'appuie sur des précédents juridiques similaires, rappelant que des cas comparables ont permis à des clubs saoudiens d'obtenir des indemnisations et des accords juridiques après le départ soudain d'entraîneurs vers des clubs européens.
Il a ajouté que l'un de ces cas concerne un club saoudien de la Saudi Pro League, où les procédures juridiques et les notifications officielles ont abouti à un accord permettant au club d'obtenir des compensations et des concessions directes.
Par ailleurs, Al-Sheikhi a salué le travail des dirigeants saoudiens dans les clubs, soulignant qu'ils subissent une forte pression médiatique alors qu'ils ne peuvent pas révéler de nombreux détails en raison des engagements de confidentialité et de non-divulgation.
Il a également donné son avis sur la gestion sportive de ces trois dernières années, estimant qu'environ 90 % des succès des clubs saoudiens sont dus aux compétences nationales, tandis qu'il attribue la majorité des échecs à certains responsables étrangers, ajoutant que ce qui apparaît dans les médias « n'est qu'une petite partie de la réalité ».
Al-Sheikhi a conclu en rappelant que la possibilité pour Al-Ahli d'agir en justice dépend de la véracité des informations relayées sur la façon dont la clause libératoire de l'entraîneur a été activée.
