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lundi 3 août 2026 · Riyad
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Sport

Pressions croissantes pour écarter Infantino de la présidence de la FIFA

L’avenir de Gianni Infantino à la tête de la FIFA est de plus en plus incertain après l’abandon de son projet controversé de vente de parts de la Coupe du monde.

AJEL Françaisil y a 47 min · 4 min de lecture
Gianni Infantino lors d'une conférence de presse de la FIFA

L'essentiel

AI


Les chances de Gianni Infantino de rester à la présidence de la Fédération internationale de football (FIFA) sont de plus en plus remises en question, après son retrait du projet controversé de vente de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés, face à une large opposition de plusieurs confédérations, notamment l’Union des associations européennes de football (UEFA).

L’UEFA figure parmi les instances les plus critiques envers Infantino, ses 55 fédérations membres ayant affirmé qu’elles boycotteraient toute compétition organisée par la FIFA tant que le projet de la « Fondation FIFA avancée » (FFE) ne serait pas abandonné. Elles avaient même menacé de ne pas participer à la prochaine Coupe du monde, poussant Infantino à retirer sa proposition vendredi soir.

La Confédération de football d’Amérique du Nord, centrale et Caraïbes (CONCACAF) a également réitéré ses inquiétudes concernant le manque de concertation, rejetant la proposition, tandis que la Confédération asiatique de football a appelé à une « révision urgente de la gouvernance » de la FIFA, accentuant la pression sur son président.

À l’approche de l’élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027, les interrogations sur l’avenir d’Infantino se multiplient, alors que son soutien au sein de certaines confédérations s’effrite.

Au sein de l’UEFA, les appels à soutenir un candidat rival d’Infantino se font plus insistants, et le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, apparaît comme l’un des noms avancés.

Čeferin avait d’ailleurs boudé la finale de la Coupe du monde 2026, après les polémiques entourant la compétition, notamment la suspension levée de Folarin Balogun à la demande du président américain Donald Trump, une décision qualifiée de « ligne rouge franchie » par l’UEFA.

L’avocat slovène dirige l’UEFA depuis 2016 et aurait exprimé sa préférence pour rester à son poste actuel. Il avait écarté l’idée d’un troisième mandat au printemps prochain, du moins jusqu’en 2031, mais se dit désormais prêt à se présenter si aucun autre candidat ne se manifeste.

Néanmoins, Čeferin ne semble pas actuellement enthousiaste à l’idée de briguer la présidence de la FIFA, poussant certains membres de l’UEFA à chercher d’autres candidats.

Selon le journal The Independent, le nom du président du Paris Saint-Germain, Nasser Al-Khelaïfi, est évoqué comme possible rival d’Infantino.

Al-Khelaïfi, qui préside également le conseil d’administration de Qatar Sports Investments, occupe plusieurs postes clés dans le football. Il a pris la tête de l’Association européenne des clubs après l’échec du projet de Super Ligue, et l’association a exprimé sa « profonde inquiétude » face au projet d’Infantino.

D’après talkSPORT, plusieurs fédérations de l’UEFA, dont la Belgique et la Pologne, pourraient soutenir Al-Khelaïfi, considéré comme l’un des principaux candidats potentiels pour affronter Infantino lors du prochain scrutin. Toutefois, il devra être fortement convaincu, car il ne manifeste pas pour l’instant l’intention de se présenter.

Un porte-parole d’Al-Khelaïfi a déclaré à Politico : « Nasser n’a aucune ambition, intention ou intérêt à occuper un poste à la FIFA et continuera à soutenir discrètement toutes les institutions du football mondial et européen. »

Certains membres de l’UEFA envisagent également de soutenir Dariusz Mioduski, propriétaire du Legia Varsovie, talkSPORT rapportant que des responsables de fédérations de Bosnie-Herzégovine, Norvège, Suède, Allemagne et Espagne ont évoqué la candidature de l’avocat polonais.

Cependant, Mioduski ne bénéficie pas actuellement du plus large soutien dans son pays, la Fédération polonaise de football préférant soutenir Nasser Al-Khelaïfi.

Hors d’Europe, le nom de Victor Montagliani, président de la CONCACAF, est également cité comme possible successeur d’Infantino, en raison de son ambition connue pour la présidence de la FIFA à l’avenir.

Montagliani a été réélu à l’unanimité à la tête de la CONCACAF en 2023, son mandat courant jusqu’en 2027, mais il se concentre actuellement sur sa réélection l’an prochain.

Selon le journal i, Montagliani aurait commencé à accélérer ses démarches pour concrétiser ses ambitions et défier Infantino lors de l’élection de mars prochain, bénéficiant d’un soutien croissant dans certains cercles.

La CONCACAF, dirigée par Montagliani, a également rejeté la proposition de la FIFA, rejoignant la position de l’UEFA, sans toutefois menacer de boycotter les compétitions.

En Asie, la Confédération asiatique de football s’est aussi opposée aux plans d’Infantino, un revers important pour le président de la FIFA qui perd ainsi le soutien d’une de ses bases traditionnelles.

Le président de la Confédération asiatique, cheikh Salman ben Ibrahim Al Khalifa, également vice-président du Conseil de la FIFA, a qualifié l’absence de consultation de la part de la FIFA d’« inacceptable » dans une lettre adressée aux 47 fédérations membres avant une réunion qui s’est conclue par le rejet du projet.

La Confédération asiatique a également appelé, dans un communiqué ultérieur, à une « révision urgente de la gouvernance de la FIFA », alimentant les spéculations sur une possible candidature du cheikh Salman à la présidence de la FIFA, son mandat actuel à la tête de la confédération asiatique s’achevant en 2027.


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