Washington envisage une opération spéciale pour saisir l’uranium iranien
Selon le New York Post, les États-Unis étudient une opération militaire d’envergure visant à s’emparer de l’uranium enrichi stocké dans les sites nucléaires iraniens.
L'essentiel
AISelon le New York Post, citant des sources et des experts, les États-Unis envisagent une vaste opération militaire spéciale pour s’emparer du stock d’uranium enrichi de l’Iran, entreposé dans ses installations nucléaires fortifiées, en cas d’échec de la voie diplomatique sur le dossier nucléaire iranien.
D’après le rapport, les forces spéciales américaines sont prêtes à mener ce que certains experts qualifient de « l’une des opérations militaires les plus complexes de l’histoire », en raison de l’ampleur de la coordination logistique et sécuritaire requise sur le sol iranien.
Joseph Rodgers, directeur adjoint du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), estime que l’option militaire pourrait être « le moyen le plus probable d’éliminer les matières nucléaires actuelles de l’Iran », jugeant que les négociations n’avancent pas assez rapidement.
Le rapport précise, selon une source informée de la planification militaire, que l’opération pourrait nécessiter le déploiement de milliers de soldats pour sécuriser les abords des sites nucléaires, neutraliser les obstacles et explosifs, et ouvrir des couloirs sûrs, avant que de petites équipes de forces spéciales n’atteignent l’uranium enrichi et ne l’exfiltrent hors d’Iran.
La même source ajoute que l’opération serait « extrêmement risquée », tandis que Rodgers la décrit comme l’une des plus complexes sur le plan logistique, compte tenu de l’environnement de combat et des installations fortifiées, malgré ce qu’il considère comme un affaiblissement des capacités militaires iraniennes.
Le rapport indique que les unités susceptibles de participer à l’opération incluent des membres du SEAL Team 6, du 2e bataillon des Rangers, ainsi que la 21e compagnie spécialisée dans la gestion des munitions et matières dangereuses, chargée de manipuler et transporter l’uranium enrichi.
Selon le rapport, l’Agence internationale de l’énergie atomique estimait en 2025 que l’Iran possédait plus de 20 000 livres d’uranium enrichi.
Richard Goldberg, ancien directeur du dossier de la lutte contre les armes de destruction massive iraniennes au Conseil de sécurité nationale américain sous Donald Trump, estime que l’un des plus grands défis sera la capacité des forces à maintenir leurs positions jusqu’à un retrait sécurisé.
Richard Goldberg ajoute que des rapports de renseignement font état d’un renforcement des défenses iraniennes sur le site d’Ispahan, notamment par la pose d’explosifs et le déploiement de troupes supplémentaires autour du site, soulignant que l’effet de surprise n’existe plus, les emplacements des installations étant connus des deux parties.
Il convient de noter qu’aucune déclaration officielle de la Maison Blanche ou du département de la Défense américain ne confirme à ce jour l’existence d’un tel plan opérationnel.
