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Washington et Londres mobilisent pour une coalition à Hormuz

Les États-Unis et le Royaume-Uni prévoient une réunion à Londres pour discuter d'une coalition internationale visant à sécuriser la navigation dans le détroit d'Hormuz.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 3 min de lecture
Navires de guerre occidentaux dans le détroit d'Hormuz

L'essentiel

AI

Les États-Unis et le Royaume-Uni s'apprêtent à organiser la semaine prochaine à Londres une réunion de haut niveau afin d'examiner la création possible d'une coalition internationale pour sécuriser la navigation commerciale dans le détroit d'Hormuz. Selon deux diplomates européens et deux sources informées cités par le site Axios, la date et l'ordre du jour de la réunion restent à définir, mais des ministres de la Défense et des chefs militaires de pays occidentaux et régionaux pourraient y participer.

Cette réunion revêt une importance particulière alors que Washington cherche à rouvrir le détroit d'Hormuz au trafic commercial, un enjeu central dans toute stratégie américaine visant à mettre fin à la guerre avec l'Iran, et une étape clé pour la stabilité des marchés mondiaux de l'énergie. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, et le chef d'état-major interarmées, le général Dan Keane, devraient notamment être présents.

Un responsable de la Maison Blanche a confirmé la volonté des États-Unis et du Royaume-Uni de tenir la conférence la semaine prochaine, tandis que l'ambassade britannique à Washington s'est abstenue de tout commentaire. Washington souhaite s'appuyer sur des discussions antérieures avec le Royaume-Uni, la France et plusieurs autres pays concernant la création d'une coalition internationale pour sécuriser le détroit, certaines nations ayant posé comme condition préalable un cessez-le-feu afin de garantir des conditions de sécurité sur le terrain.

Les États-Unis souhaitent que leurs alliés déploient dans la région des moyens militaires, notamment des navires de détection et de déminage, des bâtiments de guerre et des drones, afin de soutenir la sécurisation des routes maritimes. L'un des diplomates européens a précisé que les Américains cherchent une issue et souhaitent un soutien accru de leurs alliés.

Évolutions sécuritaires et négociations régionales

Depuis deux semaines, l'Iran cible des navires dans le détroit d'Hormuz, tandis que les États-Unis répliquent par des frappes quotidiennes contre des objectifs militaires iraniens sur la côte sud. Aucune attaque iranienne contre des navires commerciaux n'a été signalée au cours des quatre derniers jours : certains responsables de la défense américaine estiment que les frappes américaines ont affaibli les capacités iraniennes, d'autres jugent que Téhéran reste en mesure de viser des navires.

Le président américain Donald Trump avait menacé de bombarder des ponts et des centrales électriques, y compris à Téhéran, si les attaques iraniennes contre les navires se poursuivaient. L'Iran avait alors répliqué en menaçant de s'en prendre à des infrastructures dans les pays du Golfe alliés de Washington.

Cette escalade intervient après l'échec de négociations entre Oman, l'Iran et le Qatar sur de nouveaux arrangements pour le détroit, ce qui a conduit le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à rentrer à Téhéran pour consultations, avant que les Gardiens de la révolution ne commencent à cibler des navires. Une délégation omanaise s'est rendue à Téhéran pour reprendre les discussions sur la réouverture du détroit. Araghchi s'est également entretenu avec son homologue omanais Badr al-Busaidi pour discuter de la sécurité maritime et du passage des navires commerciaux, les deux ministres soulignant l'importance de la coopération afin d'éviter une nouvelle escalade dans la région.

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