Le microplastique menace la Méditerranée et la mer Rouge
Le microplastique représente une menace croissante pour la Méditerranée et la mer Rouge, selon l’Institut national des sciences marines et des pêches.
L'essentiel
AIL’Institut national des sciences marines et des pêches a mis en garde contre l’aggravation des risques liés à la pollution par les microplastiques en Méditerranée et en mer Rouge, soulignant que « la Méditerranée est l’une des mers les plus affectées par les activités humaines, tandis que la mer Rouge, avec ses récifs coralliens et sa biodiversité unique, nécessite des programmes continus de surveillance et de protection face à la menace que représentent les particules plastiques pour l’environnement marin, la faune et la possibilité de leur transfert à l’homme via la chaîne alimentaire ».
Dans un communiqué publié ce mardi, l’Institut a précisé que « les mers égyptiennes font face à des défis croissants en raison de la densité de population sur les côtes, du tourisme, du transport maritime, des industries littorales et de l’utilisation accrue de produits plastiques, ce qui contribue à l’accumulation de grandes quantités de déchets dans l’environnement marin, se transformant progressivement en particules fines difficiles à éliminer ».
L’Institut a ajouté que « le microplastique désigne des particules de plastique de moins de 5 millimètres, issues soit de la dégradation de déchets plastiques volumineux tels que sacs, emballages et équipements de pêche sous l’effet du soleil, des vagues et des facteurs naturels, soit fabriquées directement à petite taille pour des usages industriels. Les fibres synthétiques issues du lavage des vêtements figurent parmi ses principales sources ».
Il a poursuivi en expliquant que « les déchets plastiques provenant des activités quotidiennes, des zones côtières, du tourisme, de la pêche et du ruissellement des eaux de pluie constituent les principales voies d’entrée du plastique dans les mers, où il se fragmente avec le temps en particules fines qui restent en suspension ou se déposent au fond, pouvant être transportées sur de longues distances par les courants marins ». L’Institut a insisté sur le fait que « le danger du microplastique ne réside pas seulement dans sa persistance dans l’environnement marin, mais aussi dans son ingestion par la faune marine, notamment les espèces se nourrissant de particules présentes dans l’eau et les sédiments, ce qui peut entraîner des troubles alimentaires et digestifs, une baisse de la croissance et de la reproduction, ainsi que le transport de polluants chimiques à leur surface ».
L’Institut a également souligné que « le transfert du microplastique à travers la chaîne alimentaire, des organismes marins microscopiques jusqu’aux poissons consommés par l’homme, fait de ce phénomène l’une des principales préoccupations environnementales des recherches scientifiques récentes, en raison de ses effets potentiels sur la santé humaine et la durabilité des ressources halieutiques ».
Le rapport indique que « l’Institut national des sciences marines et des pêches poursuit ses recherches et campagnes scientifiques pour évaluer l’état des écosystèmes marins égyptiens, surveiller leurs évolutions et fournir un appui scientifique aux décideurs, afin de contribuer à la protection des ressources naturelles et à la gestion durable de l’environnement marin ».
