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mardi 4 août 2026 · Riyad
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Art de vivre

Les avocates américaines plus exposées à l’anxiété et à la dépression

Une enquête de l’Ordre américain des avocats révèle que les avocates souffrent davantage d’anxiété, de dépression et de pressions financières que leurs confrères masculins.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 2 min de lecture
Des avocates américaines dans un tribunal, préoccupées

L'essentiel

AI

Une enquête menée par l’Ordre américain des avocats révèle que les avocates font face à des niveaux plus élevés d’anxiété, de dépression et de pressions financières que leurs homologues masculins, en raison de défis professionnels et sociaux liés à l’environnement de travail et aux responsabilités familiales.

L’étude, qui a interrogé 2 915 participants, montre que 37 % des avocates déclarent souffrir d’anxiété, contre 23 % des hommes. Par ailleurs, 19 % d’entre elles présentent des symptômes dépressifs nécessitant une évaluation médicale, contre 15 % chez les hommes.

Les participantes attribuent principalement ces difficultés aux exigences des heures facturables, à la structure organisationnelle des cabinets, aux biais de genre, à la difficulté de concilier vie professionnelle et personnelle, ainsi qu’aux responsabilités familiales.

Selon l’enquête, 40 % des avocates subissent des pressions financières, contre moins de 30 % des hommes, et 36 % d’entre elles déclarent souffrir de troubles psychologiques, contre 26 % des hommes.

L’étude révèle également que les troubles du sommeil sont plus fréquents chez les avocates : 31 % signalent des problèmes de sommeil, contre moins de 19 % des hommes.

Le rapport souligne que les avocates recourent rarement aux services de santé mentale disponibles, par crainte pour la confidentialité, la stigmatisation sociale et les potentielles répercussions professionnelles.

La Commission des femmes dans la profession de l’Ordre américain des avocats précise qu’il s’agit de la première enquête axée sur la situation des femmes dans le secteur, soulignant la nécessité de repenser l’environnement de travail dans le milieu juridique.

Les auteurs de l’enquête recommandent aux employeurs du secteur juridique d’alléger la charge de travail, de revoir le modèle des heures facturables, de proposer des programmes réguliers de sensibilisation aux pressions liées au genre et d’offrir des services confidentiels de soutien psychologique aux avocats et avocates.

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