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mercredi 19 août 2026 · Riyad
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Art de vivre

La réserve Mohammed ben Salmane met la photographie au cœur de sa mission

À l'occasion de la Journée mondiale de la photographie, la réserve Mohammed ben Salmane a achevé un programme de formation de six mois pour ses habitants.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 3 min de lecture
Photographes locaux dans la réserve Mohammed ben Salmane, Arabie saoudite

L'essentiel

AI

À l'occasion de la Journée mondiale de la photographie, la réserve royale Mohammed ben Salmane a clôturé un programme intensif de six mois visant à développer les compétences photographiques de ses membres issus de la région, afin de leur permettre de devenir les narrateurs des histoires de préservation environnementale au sein de la réserve.

Ce programme reflète l’engagement de la réserve à raconter l’histoire complète du lieu, englobant la terre, la mer, les habitants et la culture qui façonnent l’identité de la région, en plus des efforts actuels de conservation de l’environnement.

Le directeur général de la réserve, Andrew Zaloumis, a précisé que le programme ne se limite pas à présenter des images de la réserve, mais vise à documenter des histoires ou des aventures marquantes. Les photos prises par les habitants reflètent ainsi leurs expériences et aventures uniques, ce qui constitue un moteur pour la durabilité sociale et environnementale et contribue à forger une image authentique et singulière de la réserve.

Le programme a débuté par la formation de 36 membres de l’équipe de la réserve aux bases de la photographie sur smartphone pendant deux jours. Treize diplômés (neuf hommes et quatre femmes), parmi lesquels des inspecteurs environnementaux, des biologistes et des spécialistes du développement communautaire, ont ensuite suivi une formation avancée à l’utilisation des appareils photo reflex numériques (DSLR) dans le cadre de leurs missions quotidiennes, sous la supervision de la photographe internationale Angela Buckland.

La formation a couvert les bases techniques de la photographie, la culture visuelle, la gestion de l’exposition et le choix des objectifs, ainsi qu’un accompagnement individuel pour développer le style et la narration de chaque participant. Pendant six mois, les participants ont documenté la vie quotidienne et le patrimoine de la réserve, ainsi que des réalisations majeures telles que la réintroduction de l’autruche à cou rouge, du lièvre arabe et de l’outarde houbara asiatique.

Le programme a mis en lumière les expériences de plusieurs diplômés, dont l’inspecteur environnemental Abdallah Al-Huwaiti, qui s’est attaché à valoriser les efforts de protection de la nature à travers la documentation des paysages, de la faune et du travail de terrain des inspecteurs. La contrôleuse maritime Salma Aziz Al-Qusayr, engagée dans les patrouilles de protection des côtes à Duba, a quant à elle documenté les espèces marines, les oiseaux et les sites de nidification des tortues.

Ali Al-Faqih, directeur de la biodiversité et de la recherche de la réserve, a documenté les écosystèmes. En 2025, il a réalisé la première observation en plus de vingt ans du pygargue à queue blanche en Arabie saoudite. Il souligne que la réserve abrite des écosystèmes exceptionnels d’une biodiversité unique, à préserver pour les générations futures, et que la photographie est un outil efficace pour partager cette beauté avec le monde.

Les œuvres des participants ont été exposées à Duba et Al-Wajh, parallèlement à une exposition des œuvres lauréates d’un concours artistique scolaire ayant réuni plus de 1 000 jeunes talents de la communauté locale. La réserve a également commencé à diffuser les photos sur ses plateformes numériques.

La réserve prépare actuellement l’organisation d’une exposition nationale de photographie en 2027, ainsi que l’intégration d’un nouveau parcours de formation à la production vidéo dans ses programmes de développement.

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