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samedi 15 août 2026 · Riyad
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Arabie saoudite

À Djazane, les deux-roues électriques inquiètent pour la sécurité des jeunes

L’essor des motos et trottinettes électriques à Djazane séduit les jeunes mais suscite l’inquiétude face à la multiplication des accidents et des comportements à risque.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 4 min de lecture
Jeunes sur motos et trottinettes électriques à Djazane, Arabie saoudite

L'essentiel

AI

Ces dernières années, motos et trottinettes électriques sont devenues un moyen de transport et un loisir très prisés à Djazane, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes. Mais cette popularité croissante s’accompagne d’une inquiétude face à la hausse des accidents et des blessures, en particulier lorsque ces engins sont conduits par des mineurs peu expérimentés, incapables de maîtriser leur vitesse et les dangers de la route.

Face à ce phénomène, les autorités locales, dont les patrouilles de police et de la circulation, multiplient les campagnes de contrôle sur le terrain et sanctionnent les infractions. Malgré ces efforts, l’imprudence de certains et le non-respect du code de la route exposent les jeunes à de graves dangers. Plusieurs accidents, parfois mortels, ont ainsi été recensés dans les villes et villages de la région de Djazane.

Le risque s’aggrave lorsque la moto ou la trottinette devient un outil de démonstration ou de compétition, utilisée à grande vitesse dans des rues bondées ou des quartiers résidentiels, souvent sans équipements de protection adéquats. La Direction générale de la circulation rappelle l’importance de respecter les règles de sécurité routière.

Les adolescents, les plus exposés

Les enfants et adolescents sont particulièrement vulnérables : leur manque d’expérience, la difficulté à évaluer les distances et la vitesse, ainsi que leur goût pour la prise de risques, augmentent la probabilité d’accidents.

Le danger est encore plus grand lorsque les adolescents conduisent sans équipement de sécurité, sans formation suffisante ou sur des routes inadaptées à la vitesse de leur engin.

Le problème ne concerne pas que le conducteur : la perte de contrôle peut aussi blesser des piétons ou d’autres automobilistes, surtout dans les quartiers denses et les rues étroites.

Vitesse et démonstration : un cocktail dangereux

Les comportements les plus risqués incluent la vitesse excessive, la conduite à contresens, les dépassements dangereux, le non-respect des feux, la circulation entre les voitures ou les figures acrobatiques sur la voie publique.

La moindre erreur de pilotage peut avoir des conséquences dramatiques, car le conducteur n’est pas protégé par une carrosserie comme en voiture, son corps étant directement exposé aux chocs et aux chutes.

Le danger ne touche pas que les jeunes

Si les deux-roues sont souvent associés aux jeunes, ils représentent aussi un risque pour les enfants, qui peuvent utiliser certains modèles dans les quartiers, les fermes ou sur des routes non adaptées.

La famille a donc un rôle clé : elle doit interdire la conduite avant l’âge légal, s’assurer d’une formation et d’un équipement adaptés, et ne pas considérer la moto comme un simple jouet sans danger.

Djazane doit renforcer la prévention

À Djazane, il est nécessaire de cibler davantage les campagnes de sensibilisation vers les adolescents et les jeunes, en impliquant écoles, clubs sportifs, universités, associations et familles.

Ces campagnes pourraient s’appuyer sur des exemples concrets d’accidents, et expliquer de façon simple les conséquences de la vitesse, des acrobaties ou de l’absence de casque, pour rendre le message plus percutant auprès des publics concernés.

Les expériences de prévention menées dans la région montrent l’importance d’approches pratiques et interactives, comme l’utilisation de simulateurs et d’ateliers pédagogiques pour promouvoir la conduite responsable.

Une responsabilité partagée

La lutte contre les dangers des deux-roues est une responsabilité collective : familles, autorités routières, établissements scolaires et société civile doivent agir ensemble, car la répression seule ne suffit pas.

Les familles doivent surveiller et conseiller leurs enfants, l’école jouer un rôle éducatif, et les autorités appliquer la réglementation et encadrer l’usage des deux-roues sur la voie publique.

Le conducteur doit aussi comprendre que porter un casque, respecter la vitesse et le code de la route, ce n’est pas seulement obéir à la loi, mais protéger sa vie et celle des autres.

Les chiffres ne suffisent pas, la prévention est essentielle

Les statistiques publiées montrent l’ampleur du défi à Djazane : une baisse du nombre d’accidents, mais une hausse des blessés et des décès sur la période étudiée. La sécurité routière reste donc un enjeu majeur qui nécessite prévention, sensibilisation et contrôle.

Un message fort aux familles et aux jeunes

Ce n’est pas la moto en elle-même qui est dangereuse, mais la façon dont elle est utilisée, le respect du code de la route, l’expérience du conducteur et la présence d’équipements de sécurité.

À Djazane, où villes, villages et routes variées se côtoient, la prudence doit commencer à la maison : apprendre aux enfants que la route n’est pas un terrain de jeu, et qu’un instant d’imprudence peut bouleverser la vie d’une famille entière.

Le casque peut sauver une vie, le respect de la vitesse donne plus de contrôle, mais la conscience du danger reste la première ligne de défense.

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