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lundi 28 septembre 2026 · Riyad
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Arabie saoudite

La bibliothèque King Abdulaziz valorise la traduction par des ouvrages rares et un prix mondial

La bibliothèque King Abdulaziz à Riyad dynamise la traduction et le dialogue culturel grâce à des collections rares et à un prix international prestigieux.

AJEL Françaisil y a 57 min · 4 min de lecture
Ouvrages rares et prix de la bibliothèque King Abdulaziz à Riyad

L'essentiel

AI

La bibliothèque King Abdulaziz à Riyad dynamise la traduction et le dialogue culturel entre les langues du monde à travers la diversité de ses programmes et activités dédiés à la traduction. Elle a ainsi traduit plus de 100 ouvrages portant sur l’histoire du Royaume, la culture arabe et islamique, selon des perspectives orientalistes ou de littérature de voyage, depuis diverses langues vers l’arabe. La bibliothèque renforce également son rôle en acquérant 640 livres rares traduits de différentes langues, dont le plus ancien remonte au début du XIXe siècle.

À l’occasion de la Journée mondiale de la traduction, célébrée chaque 30 septembre par l’ONU, la bibliothèque met en lumière ses ouvrages rares dans les domaines du savoir, des sciences, des arts, des lettres et de la culture générale.


Ouvrages traduits rares :

Parmi les plus anciens ouvrages rares figure « Les Bandages chirurgicaux », traduit par Ibrahim al-Nabrawi en 1834, qui traite de plusieurs aspects des bandages : préparation des dispositifs, types de bandages, leurs usages, bandages hélicoïdaux, entrelacés, filaires, mécaniques, et autres recherches spécialisées.

Autre livre rare : « L’Élite des intelligents en chimie » de l’auteur français Justinel Bey, traduit par Ahmed Afandi Nada en 1869. L’ouvrage débute par un aperçu de l’histoire de la chimie, puis aborde de nombreux chapitres sur les phénomènes chimiques, la cohésion, l’affinité, l’analyse et la synthèse, les corps et métaux, la cristallisation, les éléments chimiques, les acides et bases, le carbone, l’air, le diamant, etc.

Le livre « Principes fondamentaux des mesures militaires », traduit par Ahmed Rifaat en 1869, propose une description et une explication des ordres et traditions militaires de la fin du XIXe siècle.

Parmi les traductions rares, on trouve aussi « L’Aube des soleils dans l’histoire du ministre Eustace », traduit par Anton Elias al-Hamawi en 1874, composé de 18 chapitres allant de « La vision de Placide dans la forêt » à « Le martyre de cette famille ». Sami Afandi Qusayri a réalisé une traduction rare du roman « Mathilde » d’Alexandre Dumas en 1885. Autre ouvrage notable : « L’Éducation moderne » de Monsieur Edmond Demolins, publié en 1901 et traduit par Hassan Tawfiq al-Dajwi, qui comprend 19 chapitres sur l’éducation moderne, abordant des thèmes comme le bon goût, le sport, la santé, les bibliothèques, l’amour de la patrie, l’assiduité, la détermination et la vie sociale.

La collection rare comprend également : « Le Secret du succès » de Samuel Smiles, « Les Fondements de la philosophie scientifique et morale » de René Worms, « Abbas II » de Lord Cromer, « Détail des versets du Coran » de Jules Laboume, « Histoire des philosophes » (1836), « Anatomie générale » de Clarke (1845), « Les Perles précieuses en géométrie descriptive » (1845), « L’Excellence en agriculture » de Vigier (1866), « Perfectionnement de l’élite distinguée en principes de géométrie » de Sadiq Bey Chanan (1881), « Les Fléaux sociaux et leur traitement » de Léon Tolstoï, « Le Jardin radieux » de Courtois Gérard (1870), « Méthode correcte des principes littéraires » de Benjamin Comégys (1891), « Les Droits des nations » (1894), ainsi que des traductions d’œuvres de Spinoza, Albert Camus, Dostoïevski, Marcel Proust, Thomas Carlyle, John Wilson, Charles Hamilton, Vagleri, Laura Sutton, Bertrand Russell, Herbert Spencer, Simone de Beauvoir, Georges Darcy, Boris Sokolov, Ralph Perry, Inis Claude, Alfred Hoyetz et bien d’autres.

Un prix international :

Au cours des dix dernières années, la bibliothèque a favorisé la traduction réciproque entre l’arabe et le chinois, notamment après l’ouverture d’une antenne à l’Université de Pékin en Chine. De nombreux ouvrages arabes littéraires, narratifs et scientifiques ont ainsi été traduits en chinois, et inversement.

Pour renforcer son rôle dans ce domaine essentiel, la bibliothèque a créé le Prix international King Abdullah ben Abdulaziz pour la traduction, lancé en 2006. Plus de 70 pays y ont participé, avec environ 1 726 œuvres soumises lors des onze éditions précédentes, couvrant 45 langues, évaluées par 516 jurés. Au total, 132 traducteurs, institutions et organismes culturels ont été récompensés.

Par ailleurs, la bibliothèque possède 30 781 ouvrages consacrés à la traduction sous tous ses aspects, ainsi que des milliers de livres traduits en arabe depuis l’anglais, le français, l’allemand, l’espagnol, le russe, le portugais, le chinois, l’hindi et d’autres langues.

Distinctions et reconnaissance :

La bibliothèque King Abdulaziz a reçu le prix de la catégorie jeunesse (excellence en édition de littérature jeunesse) lors du Salon international du livre de Riyad 2025, en reconnaissance de ses efforts et initiatives remarquables pour la publication et la traduction de livres pour enfants. Cette distinction vise à renforcer le dialogue interculturel et à promouvoir la littérature jeunesse à l’échelle mondiale, dans le cadre d’un projet culturel ambitieux dédié à la traduction.


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