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jeudi 20 août 2026 · Riyad
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Arabie saoudite

Hausse des séismes enregistrés : un phénomène non naturel selon un expert

Le professeur Ahmad Mallaba affirme que l’augmentation des séismes enregistrés ne reflète pas nécessairement une hausse réelle de l’activité sismique.

AJEL Françaisil y a 49 min · 2 min de lecture
Ahmad Mallaba explique la hausse des séismes enregistrés

L'essentiel

AI

Le professeur de géologie et d’environnement Ahmad Mallaba a affirmé que l’augmentation notable du nombre de séismes enregistrés ces dernières années ne reflète pas nécessairement une hausse naturelle de l’activité sismique, précisant que le taux global des séismes reste dans la norme lorsqu’il est mesuré sur plusieurs décennies.

Lors d’une intervention sur « Al Arabiya FM », Mallaba a expliqué qu’il faut étudier les statistiques sur plusieurs décennies pour juger d’une éventuelle hausse du nombre de séismes, et non comparer d’une année à l’autre. Il a souligné que le taux annuel de séismes depuis 1900 jusqu’à aujourd’hui demeure dans une fourchette normale.

Il a précisé que l’enregistrement d’un plus grand nombre de séismes s’explique par trois facteurs principaux, au premier rang desquels figure l’évolution des appareils de détection et l’augmentation de leur précision, permettant de repérer des secousses qui passaient auparavant inaperçues. À cela s’ajoutent la diffusion des médias et des réseaux sociaux, qui relayent l’information en quelques secondes.

Il a ajouté que la croissance démographique contribue également à la rapidité de la diffusion des informations sur les secousses, soulignant que cela ne signifie pas nécessairement une augmentation réelle de l’activité sismique.

Mallaba a insisté sur la nécessité de distinguer entre secousses et séismes selon leur intensité, précisant que de nombreuses secousses sont faibles et imperceptibles pour l’homme, mais sont enregistrées par les instruments, tandis que les séismes plus puissants commencent à des niveaux plus élevés sur l’échelle sismique.

Il a expliqué que les secousses d’une magnitude inférieure à 4 sont souvent imperceptibles, alors que les séismes d’environ 4,5 ou plus sont plus ressentis. Les séismes très puissants, qui peuvent provoquer des tsunamis, atteignent généralement 7 ou plus sur l’échelle.

Le professeur a enfin souligné que l’enregistrement de centaines ou de milliers de secousses ne signifie pas forcément une hausse du nombre de grands séismes destructeurs, insistant sur le fait que l’évaluation de l’activité sismique doit se fonder sur des données à long terme et non sur des chiffres annuels isolés.

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