L’Arabie saoudite mise sur la prévention pour lutter contre la criminalité
Le directeur de la Sûreté générale, Mohammed ben Abdallah Al-Bassami, affirme que la sécurité repose désormais sur l’anticipation afin de prévenir la criminalité.
L'essentiel
AILe directeur de la Sûreté générale saoudienne, le général Mohammed ben Abdallah Al-Bassami, a affirmé que l’évolution du travail sécuritaire ne repose plus uniquement sur la réaction après la commission d’un crime, mais s’oriente désormais vers la mesure d’indicateurs préventifs afin d’empêcher sa survenue. Il a souligné que l’humain restera au centre de l’action sécuritaire, quelle que soit l’avancée des technologies.
Lors de son intervention à la conférence « Dialogue sur la sécurité et l’histoire », Al-Bassami a rappelé que l’histoire de la sécurité en Arabie saoudite est liée, depuis la fondation du Royaume, à la construction d’un État protégé par une autorité, régi par des lois, et où la sécurité est un élément tangible de la vie, des biens, des déplacements et de l’avenir des citoyens.
Il a expliqué que la nature du travail sécuritaire impose d’agir dans un environnement en constante évolution, où certaines décisions doivent être prises en quelques secondes, avec des conséquences directes sur la vie, les droits et la sécurité des personnes. Il a insisté sur le fait que, malgré les progrès technologiques, la responsabilité de la décision incombe toujours à l’humain.
Il a déclaré : « La technologie peut fournir une image, mais elle n’assume pas la responsabilité de la décision. Le système peut définir une procédure, mais il ne perçoit pas toutes les subtilités du terrain », précisant que l’agent de sécurité, le commandant et l’analyste constituent le maillon qui donne tout son sens aux outils et technologies sur le terrain.
Le directeur de la Sûreté générale a souligné que l’évolution des missions sécuritaires exige une amélioration continue de la formation. Il a précisé que la gestion d’un périmètre élargi, de foules plus importantes et de technologies plus rapides nécessite un apprentissage permanent, des exercices, des simulations et une révision des opérations, ainsi que la transformation des enseignements tirés en programmes et procédures.
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Il a ajouté que l’expérience accumulée constitue un élément fondamental dans la construction des institutions sécuritaires, soulignant que les équipements peuvent s’acheter et les systèmes se développer, « mais l’expérience ne s’importe pas clé en main » : elle se forge au fil des années et de milliers de situations, ainsi que par la capacité de l’institution à conserver les enseignements acquis, même en cas de départs.
Al-Bassami a qualifié la formation des cadres dirigeants de « projet sécuritaire » à part entière, expliquant qu’un dirigeant qui conjugue connaissance du terrain, analyse des données, maîtrise du système et compréhension des situations complexes accroît les capacités du dispositif et maximise l’impact de ses ressources.
Il a affirmé que l’élévation du niveau de commandement permet aux ressources de produire des décisions plus précises, plus rapides et plus efficaces, ajoutant que la sécurité en Arabie saoudite ne se limite pas à la protection de l’avenir, mais en est aussi l’un des artisans.
Concernant le travail des forces de l’ordre durant la saison du Hajj, Al-Bassami a indiqué que l’agent de sécurité conjugue rigueur organisationnelle et sens du service, en empêchant les infractions, en guidant les personnes égarées, en aidant les personnes âgées, en orientant les pèlerins et en préservant le caractère sacré des lieux.
