Le secrétaire général du CCG plaide pour un rapprochement régional
Jassem Al-Budaiwi souligne que la coopération régionale transforme les atouts stratégiques en opportunités d’investissement pour la prospérité commune.
L'essentiel
AILe secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jassem Mohammed Al-Budaiwi, a affirmé que le renforcement du rapprochement et de l’intégration régionale dans les domaines de l’énergie, du commerce, des transports et de l’économie numérique constitue une voie essentielle pour soutenir la croissance, renforcer la résilience économique et ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement, contribuant ainsi à la prospérité partagée des peuples de la région et des générations futures.
Cette déclaration a été faite lors de la participation d’Al-Budaiwi à un séminaire intitulé « Rapprochement régional pour l’énergie, le commerce et l’intégration », organisé par le secrétariat général du Conseil de coopération en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Al-Budaiwi a expliqué que les transformations rapides dans les modes de commerce, les systèmes énergétiques et la technologie redéfinissent la nature des liens entre les économies, soulignant que les investissements se dirigent de plus en plus vers les régions offrant davantage d’opportunités, de flexibilité et de stabilité. Il a ajouté que ces évolutions représentent à la fois des défis et des opportunités pour les pays du Conseil de coopération.
Il a rappelé que le Golfe se situe à un carrefour majeur des flux mondiaux de commerce, d’énergie et d’investissement, mais que la position géographique seule ne suffit pas à garantir la prospérité. Il a insisté sur le fait que l’intégration des marchés, des infrastructures et des capacités, ainsi que le renforcement de la coopération régionale, peuvent transformer les avantages stratégiques en opportunités concrètes et bénéfiques pour les populations.
Exemples concrets et priorités pour l’avenir
Le secrétaire général a souligné que l’expérience du Conseil de coopération offre des modèles réussis, comme le projet d’interconnexion électrique du Golfe, qui a démontré la capacité de la coopération régionale à renforcer la résilience et à générer des bénéfices économiques et stratégiques tangibles. Il a insisté sur la nécessité de fonder les initiatives régionales sur les priorités nationales et les intérêts des États participants.
Al-Budaiwi a précisé que la prochaine étape exige de se concentrer sur trois axes : élaborer un processus structuré pour développer une feuille de route claire fondée sur les priorités nationales ; identifier les domaines, corridors et opportunités d’investissement dans l’énergie, le commerce, les transports et l’intégration numérique ; et élargir le réseau de partenaires, incluant gouvernements, institutions financières, investisseurs souverains et secteur privé, tout en tirant parti du rôle du PNUD dans le soutien à ces partenariats.
Il a souligné l’importance de fonder ces efforts sur l’appropriation nationale, la participation volontaire et l’intérêt mutuel, en s’appuyant sur les initiatives existantes, en évitant les doublons et en se concentrant sur les domaines susceptibles de produire des résultats concrets et mesurables.
Al-Budaiwi a conclu en affirmant que la véritable valeur de l’initiative se mesure à la force des liens qu’elle crée entre les économies de la région, aux nouvelles opportunités d’investissement et aux projets qui soutiennent la croissance et la résilience. Il a estimé que les ressources, la position stratégique, les institutions et l’ambition de la région la placent en position de mener cette dynamique vers une croissance durable et une prospérité partagée pour les générations futures.
