Les conflits parentaux s’invitent à l’école, alerte une conseillère familiale
La stabilité familiale influence directement la santé mentale et la réussite scolaire des enfants, selon la conseillère familiale Abir Al-Saad.
L'essentiel
AILa conseillère familiale et coach certifiée Abir Al-Saad affirme que la rentrée scolaire constitue une étape clé dans la vie des familles, soulignant que la stabilité familiale se répercute directement sur l’état psychologique des enfants ainsi que sur leur capacité de concentration et d’adaptation aux exigences scolaires.
Dans des déclarations à « Ajel », Al-Saad explique qu’un enfant évoluant dans un climat de tension et de conflits permanents risque d’éprouver davantage de difficultés à se concentrer en classe. Elle précise que les conséquences des disputes conjugales ne sont pas toujours immédiatement visibles, mais peuvent se manifester par des changements comportementaux et psychologiques chez l’enfant.
Elle cite parmi les signes les plus courants chez les enfants : nervosité, repli sur soi, troubles du sommeil, baisse des résultats scolaires, ainsi qu’une perte d’enthousiasme pour l’école, voire un refus d’y aller dans certains cas.
Al-Saad ajoute que certains enfants, en particulier les plus jeunes, ne disposent pas des mots pour exprimer leurs émotions, de sorte que les tensions vécues à la maison se traduisent souvent par des comportements révélant leur mal-être de manière indirecte.
La conseillère familiale met en garde contre l’aggravation du problème lorsque l’enfant devient partie prenante du conflit conjugal, que ce soit en l’impliquant dans les disputes, en se plaignant de l’autre parent devant lui, en lui demandant de prendre parti ou en l’utilisant comme intermédiaire pour transmettre des messages entre les parents.
Elle insiste sur le fait que les enfants ne doivent pas être impliqués dans les conflits conjugaux, ni porter la responsabilité de réconcilier leurs parents. L’enfant a besoin de sentir que ses parents savent gérer leurs différends sans l’impliquer, et que la stabilité familiale ne dépend pas de lui.
Al-Saad rappelle que les désaccords au sein de la famille sont naturels et que la vie de couple n’est pas exempte de divergences. L’essentiel, selon elle, est la manière dont les parents gèrent ces conflits, afin qu’ils ne deviennent pas une source constante d’angoisse ou de peur pour les enfants.
À l’approche de la rentrée, Al-Saad souligne l’importance d’offrir aux enfants un environnement familial plus serein et sécurisant, afin de leur permettre d’entamer l’année scolaire avec confiance et concentration, loin des tensions qui ne les concernent pas.
