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mardi 15 septembre 2026 · Riyad
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Arabie saoudite

Walid ben Houzeim : l’avenir des médias repose sur le facteur humain

Walid ben Houzeim affirme que la supériorité dans les médias ne dépend plus seulement de la technologie, mais de la qualité de son utilisation et du leadership.

AJEL Françaisil y a 1 heure · 3 min de lecture
Walid ben Houzeim évoque le rôle humain dans les médias

L'essentiel

AI

Walid ben Houzeim affirme que l’excellence dans le secteur des médias ne dépend plus uniquement de la maîtrise technologique, alors que l’intelligence artificielle progresse rapidement et que les outils et plateformes tendent à s’uniformiser. Selon lui, ces outils seront bientôt accessibles à tous, mais la différence résidera dans la qualité de leur utilisation, leur gestion et la capacité à les façonner.

Il s’exprime dans un article intitulé « Avec l’évolution des outils médiatiques… qui forme le leader ? », où il revient sur sa récente participation, aux côtés de plusieurs collègues, au programme « Parcours des leaders des médias » organisé conjointement par la London Business School et l’INSEAD. Il décrit ce programme comme une expérience unique ayant permis des échanges riches sur les défis pressants auxquels sont confrontés les dirigeants des médias, dans un secteur en pleine mutation.

Le leadership dans des environnements complexes

Ben Houzeim souligne que l’un des axes majeurs du programme portait sur le leadership dans des environnements complexes et changeants. Il explique que le paysage médiatique actuel forme un écosystème interconnecté où plateformes, publics, technologies, régulations, investissements et contenus s’entremêlent. Il ne suffit donc plus de lire l’événement, mais il faut comprendre les schémas et les causes sous-jacentes, et remettre en question les hypothèses qui fondent les décisions.

Être différent plutôt que meilleur

Parmi les idées fortes du programme — selon l’article — figure le fait que la stratégie ne consiste pas seulement à être meilleur, mais à être différent. Ce qui constitue un avantage aujourd’hui peut devenir banal demain, au rythme où évoluent la technologie et la diffusion du savoir. Le rôle du leader dépasse donc la simple gestion de l’existant : il doit anticiper la valeur future et s’y préparer.

Tester les idées à petite échelle

Il indique que, dans les environnements marqués par une forte incertitude, il n’existe pas toujours de réponse toute faite. Tester une idée à petite échelle, l’observer et en tirer des enseignements avant de généraliser peut s’avérer plus pertinent que de fonder de grandes décisions sur des hypothèses non éprouvées. L’objectif de l’expérimentation n’est pas de valider une position, mais d’apprendre de la réalité.

Complémentarité des axes d’expérience

Il précise que les axes du programme, complémentaires entre la London Business School et l’INSEAD, ont abordé le leadership sous pression, l’équilibre entre fermeté et flexibilité, l’importance d’un environnement propice au débat et à la divergence, ainsi que la pensée systémique, la remise en cause des postulats et l’analyse au-delà des événements. Autant d’éléments qui renforcent l’idée de passer de la gestion du présent à l’anticipation de l’avenir et à la préparation aux mutations et opportunités à venir.

Il conclut que cette expérience confirme que l’avenir des médias ne se construira pas par la technologie seule : plus les outils se ressemblent, plus la valeur du facteur humain dans le leadership, la qualité du jugement, la compréhension du contexte et la capacité à anticiper prennent de l’importance.

Remerciements

Ben Houzeim adresse ses remerciements au ministre de l’Information, M. Salman al-Dossari, pour son soutien et son engagement en faveur du développement des dirigeants des médias, ainsi qu’au vice-ministre, Dr. Abdallah al-Maghlouth, pour son implication et sa supervision du programme, et à l’Académie saoudienne des médias pour cette expérience d’exception. Il remercie également les dirigeants des médias ayant participé au parcours, soulignant que la diversité de leurs expériences et la richesse des échanges ont grandement enrichi l’initiative.

Il conclut en affirmant que les outils continueront d’évoluer, mais que leur impact dépendra toujours de ceux qui savent les diriger et de la valeur qu’ils souhaitent créer à travers eux.

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