Un hôpital de Djazan diagnostique un trouble musculaire rare après un an d’errance
Un patient de 56 ans a été diagnostiqué avec une myopathie rare au centre médical King-Fahd de Djazan, après une année de symptômes inexpliqués.
L'essentiel
AIUne équipe médicale spécialisée de l’hôpital King-Fahd central de Djazan, relevant du groupement de santé de Djazan, a réussi à diagnostiquer chez un patient de 56 ans une myopathie à inclusions (IBM), une maladie musculaire rare provoquant une faiblesse progressive des muscles, après près d’un an de souffrance.
Le patient présentait initialement des difficultés croissantes à marcher et à se mouvoir, accompagnées de modifications au niveau des vertèbres cervicales et lombaires. Ces symptômes ont d’abord été attribués à des problèmes de colonne vertébrale, conduisant à une intervention chirurgicale et à un programme de rééducation. Cependant, l’état du patient a continué de se détériorer, avec l’apparition de troubles de la déglutition et de difficultés à se lever d’une chaise.
Après son orientation vers une clinique spécialisée dans les maladies neuromusculaires périphériques, son cas a été réévalué de manière approfondie. L’examen neurologique a porté sur la force musculaire, la répartition et le type de faiblesse, ainsi que sur les réflexes, la sensibilité et la coordination motrice. Les résultats ont révélé un schéma de faiblesse ne correspondant pas totalement aux anomalies vertébrales, renforçant la suspicion d’une pathologie musculaire et orientant l’équipe vers le diagnostic d’IBM.
Des examens de conduction nerveuse et d’électromyographie (NCS/EMG) ont permis de préciser la nature de l’atteinte et de conforter la suspicion clinique, avant confirmation par un test sanguin immunologique spécifique recherchant des marqueurs associés à la maladie. L’échantillon a été envoyé à un laboratoire spécialisé aux États-Unis, qui a confirmé le diagnostic environ dix jours plus tard.
Cette maladie est chronique et évolutive, sans traitement curatif à ce jour. La prise en charge vise à contrôler les symptômes, prévenir les complications — notamment les troubles de la déglutition —, préserver la mobilité et améliorer la qualité de vie.
Après évaluation complète et élaboration d’un plan de suivi, le patient a pu quitter l’hôpital dans un état stable.
