L’« incendie thermique » sans fondement scientifique selon la Météo saoudienne
Le porte-parole du Centre national de la météorologie a démenti la notion d’« incendie thermique », assurant que ce terme ne repose sur aucune base scientifique.
L'essentiel
AI
Le porte-parole du Centre national de la météorologie, Hussein Al-Qahtani, a démenti les rumeurs circulant au sujet de ce que l’on appelle « l’incendie thermique », affirmant que ce terme ne repose sur aucun rapport scientifique reconnu et que les références en matière de suivi des phénomènes climatiques restent les rapports émis par les organismes scientifiques compétents.
Al-Qahtani a précisé, lors de son intervention dans l’émission « MBC dans la semaine », que les informations diffusées sur « l’incendie thermique » contredisent les rapports scientifiques publiés par les organisations internationales et le Centre régional pour le changement climatique, soulignant que ces affirmations relèvent davantage du sensationnalisme médiatique que de fondements scientifiques.
Il a expliqué que les rapports du Centre régional pour le changement climatique reposent sur une méthodologie scientifique pour observer l’impact des phénomènes climatiques sur la péninsule Arabique et le Royaume, et qu’ils constituent des indicateurs préliminaires sur lesquels se basent les prévisions météorologiques du Centre national de la météorologie.
Le porte-parole a indiqué que le Centre régional pour le changement climatique surveille en permanence les principaux phénomènes climatiques mondiaux, notamment le phénomène El Niño, précisant que les études scientifiques montrent que son impact sur le Royaume et la péninsule Arabique demeure indirect.
Il a ajouté que ce phénomène résulte d’une élévation des températures des eaux océaniques, provoquant des perturbations climatiques telles que des vagues de chaleur, de fortes pluies et des périodes de sécheresse dans les régions directement touchées, tandis que ses répercussions sur le Royaume restent limitées.
Il a également indiqué que le centre a publié des rapports complémentaires comprenant des indicateurs sur les températures, les probabilités de précipitations et les risques de sécheresse dans plusieurs régions du Royaume, précisant que ces informations ont été communiquées aux autorités compétentes en amont afin de permettre la prise de mesures appropriées.
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Al-Qahtani a souligné que le phénomène El Niño se répète généralement tous les deux à sept ans, et que son impact varie selon l’ampleur de la hausse des températures océaniques, notant que certains pays ont connu cette année des effets directs, tels que des vagues de chaleur et des épisodes de sécheresse.
Il a insisté sur le fait qu’il n’est pas possible d’attribuer tous les phénomènes météorologiques ou la hausse des températures mondiales au phénomène El Niño, en particulier durant la saison estivale.
Il a également précisé que les températures enregistrées dans le Royaume restent jusqu’à présent dans les moyennes habituelles, sans niveaux exceptionnels par rapport aux années précédentes, tout en prévoyant une augmentation d’un à deux degrés au-dessus des normales saisonnières au mois d’août.
